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 [ Demande RP ] - Anadyon

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MessageSujet: [ Demande RP ] - Anadyon   Dim 5 Juin - 14:20

Demande RP - Anadyon


Propos de la demande:
 


Quête d'identité : Courroux


[ Musique d'ambiance : Two Steps From Hell - Way to Earth ]

Notre cité est tombée. Depuis les erreurs de mes ancêtres, il semblerait qu’une malédiction les pourchasse. Le grand empire des glorieux bien-nés fut anéanti par leur insatiable soif de pouvoir et ils furent ensorcelés par les puissances qu’ils déchaînèrent, détruisant leur royaume et morcelant le monde. On nous prit Shen’dralar, on nous exila et nous haït pour les échecs de nos parents que nous n’avions fait le choix d’endurer en naissant elfes plutôt qu’hommes. Tient-on rigueur aux hommes de s’être déchirés entre eux, entre frères, durant des années ? Leur reproche-t-on leur incompétence et le fardeau qu’ils ont livré à Azeroth en donnant un prince qui détruirait notre royaume et tourmenterait le monde ? Et nous, gouvernés par un ahuri avide de vengeance douteuse, usant les forces de notre grand peuple, le Puits de Soleil, pour ramener quelque obscure entité de la Légion Ardente qui, autrefois déjà, nous corrompit et nous conduisit à notre perte. Maintenant, ce sont les trolls qui se retournent contre nous, et ce sont les Amanis qui, les premiers, nous frappèrent. Cela résulte de leur rancune vis-à-vis de nous pour avoir marché sur leurs terres aux côtés des humains. Je regrette amèrement la bêtise de ceux qui me précédèrent. Mais qu’importe, dorénavant, je suis un elfe du peuple sin’dorei ! Il est temps de sortir de mon sommeil léthargique, de prendre les armes et de combattre la Plaie, de mener une guerre contre celle-ci et de faire tomber chacun des trolls jusqu’à leur mort ou leur abdication ! Les alliances m’intéressent peu : le fait est qu’il y a une menace, nous ne pouvons l’ignorer et devons y mettre un terme.

Issu d’une famille aisée, je pus profiter d’un enseignement très varié dans ma jeunesse. D’abord, on m’apprit les fondements qui rendent la compagnie d’hommes éduqués agréable en société. Puis, l’on m’enseigna la maîtrise des arcanes et autres magies dans une académie. Ce furent de longues années de souffrance pendant lesquelles j’épuisais toute ma vitalité, mon énergie. Parallèlement à cela, l’on m’enseigna l’art de maîtriser les armes. J’appris d’abord l’escrime, à combattre avec une rapière légère. Il s’agissait d’acquérir l’agilité, la vivacité nécessaires lorsque l’on combattait en conditions pour ne pas être meurtri par une lame quelconque.


« Du nerf, larve ! m’hurlait-on sans cesse, alors que mon adversaire s’acharnait sur moi et que je bloquais avec peine ses coups, ne parvenant qu’à me défendre péniblement sans avoir l’opportunité d’anticiper une offensive. Dans une guerre, ton ennemi n’attend pas que tu te réveilles, alors debout et frappe ! Frappe ! Frappe ! tempêtait mon maître d’armes. Tu vas le frapper, bon sang !? achevait-il en dégainant à son tour son sabre et, alors que je m’occupais de l’un, se précipitait sur moi. »

Heureusement, j’étais parvenu à arrêter son coup à temps et, au moyen d’une roulade, à me diriger derrière eux et à désarmer mon précédent opposant. Il reprit :

« Tu en as mis du temps à comprendre, qu’espérais-tu ? questionna-t-il en baissant sa lourde épée dans ma direction et en reprenant un rythme élevé.
- Il s’agit d’épuiser son adversaire, le but est de lui faire croire en une hypothétique supériorité jusqu’à ce que fatigué, il se rende compte que nous avions l’avantage depuis le début et que nous attendions de pouvoir le mettre hors-jeu ! répondis-je en abordant une nouvelle technique face à mon maître d’armes.
»

J’étais désormais plus agressif et pointu. Je bougeai beaucoup de sorte qu’il n’ait le temps de comprendre ce que je faisais. Le but était de ne pas lui laisser l’occasion de cerner la stratégie que j’adoptais jusqu’à ce que j’aie convenablement appréhendé la sienne. Un guerrier devait être un stratège aussi vivace que ceux qui orchestrent les conflits dans lesquels ils se précipitent dans l’étreinte de la Mort. Ce ne fut qu’au bout d’aussi longues années qu’il en fallut pour la magie que je parvins à défaire mon maître d’armes qui, en s’inclinant face à ma victoire, considéra ma formation achevée. Le milieu bourgeois qui m’avait vu évolué et avait permis un tel enrichissement spirituel personnel m’ouvrait de nombreuses perspectives. Je pourrais être mage, mais cela ne m’intéressait guère puisque j’étais ainsi réduit à la pratique des magies selon une stricte législation et selon qu’elles fussent conformes ou non aux bonnes mœurs qui empoisonnent tout. Je tenais plus que tout à ma liberté, et les chaînes desquelles j’aurais été victime m’auraient empêché de m’élever au-delà des limites que notre être nous fixe. Alors, probablement serais-je diplomate, chercheur érudit ou bien légionnaire. Je choisis cette dernière option pour m’assurer de ne pas sombrer dans la morne habitude d’un quotidien régulier, réglé selon un métronome, et pour pouvoir voyager. Je fus affecté à une agence de chasseurs de primes et, bientôt, je rejoignis un groupe de mercenaires indépendant dans lequel tous étaient très originaux. Ma singularité résidait dans ma maîtrise conjuguée des armes et magies. L’un était surnommé le Bourreau à cause de son maniement de deux grosses haches que rien ne pouvait éviter sur un champ de bataille ; il était pourtant très réfléchi et posé. Une femme aux courbes félines, qui n’hésitait pas à user de ses charmes pour parvenir à ses fins, professionnelle de l’espionnage, des assassinats et des poisons était la Vénéneuse. Carnage était un chasseur aux grands talents, toujours avec sa sœur, notre chef, Agonie, qui était une redoutable démoniste.

Avoir n’avoir été qu’un initié, on décida de m’intégrer au groupe. Il fallait pour cela que j’accomplisse un rite de passage : un serment que précédait la quête d’une armure à l’image de notre troupe. On accordait généralement plusieurs années à l’initié pour qu’on lui forgeât l’armure qu’il ambitionnait. Je me dirigeai d’abord vers les Tarides et les villages gobelins dans lesquels on me conseilla de me diriger vers l’île perdue de Brume-Sang où demeurait un brillant forgeron au nom réputé, qui n’acceptait que les commandes des gens qui pouvaient donner de la valeur à son ouvrage. Je le rencontrai avec difficulté et, quand je lui quémandai son soutien dans la requête que je lui exposai, il me répondit :


« Tu as sans doute entendu dire que je ne forge des armures que pour ceux qui cultiveront comme il se doit l’image d’excellence que j’ai tant peiné à obtenir. Qu’as-tu de particulier pour m’intéresser ? Es-tu seulement en mesure de répondre à ce critère essentiel ?
- Je… Je veux me donner cette valeur suffisante ! J’ai besoin en urgence de vos services, Sire !
- Il y a bien un moyen qui nous servirait à tous deux. Il y a un coffre en Azeroth qui renferme un bien précieux, les plans d’une armure Si tu me les rapportes, je te forgerai celle-ci ! Cela prouvera ta valeur. Il est actuellement transporté par un convoi naval du Conclave corporatiste, une guilde commerçante. J’ignore comment ils ont mis la main dessus…
»

C’est à Féralas, lors de l’une de leurs escales, que je découvris ce qu’était ce fameux convoi. Il y avait toute une flotte de splendides vaisseaux armés et soigneusement gardés. Je dus m’infiltrer parmi eux en prenant la place de l’une de leurs fraîches recrues. Pendant plusieurs semaines, je dus repérer les mécanismes de protection des navires, localiser la cargaison principale où devait probablement se trouver le coffre et trouver un bon prétexte pour être désigné afin de les surveiller. Quand cela fut fait, au moyen d’une diversion, je m’infiltrai et pris, dans un coffret en marbre, plusieurs plans. Lors de ma fuite, je fus blessé à la jambe qui devint une cicatrice qui est aujourd’hui encore quelque peu visible. J’échouai sur les rives de Tanaris et mit un mois pour retourner auprès du forgeron qui m’accueillit en m’expliquant qu’il me croyait mort ou que j’avais abandonné. Mais, il me forgea mon armure et, quand celle-ci fut achevée, me lança :

« Le squelette de ton armure est achevé. Mais, il lui manque son âme. Je suis forgeron et je ne peux rien à cela, il semblerait qu’il faille l’enchanter. Ses plans semblent provenir des contrées gelées du nord d’Azeroth, de Norfendre. Rends-toi jusqu’à Brunhildar, dans les Pics Foudroyés de Norfendre. C’est un village exclusivement féminin, alors prends garde : il faudra que tu t’illustres dans leurs championnats pour qu’elles t’acceptent. Une fois que cela sera fait, renseigne-toi auprès de leurs sorcières. Elles achèveront ton armure et te guideront sans doute vers… cette lame, acheva-t-il en me montrant un autre plan plié que je lui avais ramené, ayant également besoin d’une épée. »

J’exécutai scrupuleusement ce qu’il m’avait aimablement indiqué. Plusieurs mois furent nécessaires à atteindre Norfendre, autant pour m’habituer à son rude climat et non moins pour parvenir jusqu’aux Pics Foudroyés à l’aide de tribus nomades roharts ou taunkas. Les femmes vrykules du nord sont d’hardies combattantes, plus acharnées que ne le sont tous les soldats de nos habituels continents. Elles furent d’autant plus impitoyables à mon égard que j’étais un homme, un elfe. Une race étrangère pour elles, une demi-race. Ces implacables valkyries finirent par m’accepter au sein de leur groupe au bout de plus de trois ans. Je m’étais endurci, j’avais multiplié les plaies et je m’étais habitué à la douleur, accommodé au froid extrême de ces lieux. Nyrha, une jeune sorcière très prometteuse, la fierté de Brunhildar, acheva mon armure : elle imposa sur mon casque le cristal runique qu’elle avait enchanté et fit de même sur mes épaulières avant de tisser ma robe et mes gants de matériaux également magiques. Nous avions tissé une grande complicité que ne lui permettaient malheureusement pas nos différences ethniques. Brisés, nous nous séparions après qu’elle m’eut indiqué qu’il fallait que je me rendisse auprès des géants de Dun Niffelem, plus au nord encore dans cette région, pour qu’ils me forgeassent l’épée que je lui avais montrée, avant qu’elle ne l’enchante. Je la quittai en lui promettant que je reviendrais vite mais, quand je revins deux ans plus tard avec l’épée, elle avait été choisie pour rejoindre celui qui régnait sagement depuis le haut du Temple des Tempêtes. Celle qui la remplaçait se chargea d’achever son ouvrage et, après un dernier regard en direction de l’immense mont, je m’en retournai auprès des miens au terme de six ans d’une quête acharnée…
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MessageSujet: Re: [ Demande RP ] - Anadyon   Dim 5 Juin - 14:29

Très bonne demande de RP. Avis Positif
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[ Demande RP ] - Anadyon
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