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 Séraphine de Junon.

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MessageSujet: Séraphine de Junon.   Sam 9 Juin - 15:53



Acte I.
Scène I : Beauté céleste.

    Contrairement à certaines personnes, je sais exactement qui je suis.
    Je naquis et je grandis dans la noblesse, portant le nom de Séraphine de Junon, choisi par mes parents car j'étais et je suis toujours très belle. Une beauté digne d'un ange, d'un séraphin, cette créature céleste possédant trois paires d'ailes, qui illumine la vie des plus grands.
    Mais on ne peut profiter de cette beauté quand un individu est condamné à l'ennui éternel de la cour. J'ai toujours voulu m'amuser, me divertir sans cesse, et par ma détermination sans limite, je m'égaierai jusqu'à la fin.
    Quand on parle d'aboutissement, je vois en moi une expiration glorieuse, comme celle des héros, ceux des livres, et non des hérauts, ceux des places publiques.
    C'est pourquoi j'ai toujours aimé, et voulu me battre, même si Père ne m'en donnait pas l'autorisation.
    Après plusieurs années de débat, mon paternel m'offrit une rapière. Arme autorisée à la cour. Arme redoutable qui n'inflige nulle souffrance sans maîtrise. Mais ce savoir-faire là, je pus l'acquérir, avec l'aide d'Adrian.


Scène II : Adrian le chérubin.

    Adrian, un vieil ami dont j'étais secrètement amoureuse durant la quasi-totalité de mon adolescence, ne faisait pas parti de la noblesse, mais je parvenais à la voir de temps à autre, non pas pour exalter mon amour envers cet homme si charmant, que je surnommais "Angelot", mais pour que ce dernier m'apprenne les subtilités du combat et de l'escrime.
    Cet art n'est destiné ni aux femmes, ni aux nobles, répétait-il sans cesse. Et je lui répondais toujours que dès que l'homme a su travailler le bois puis le fer, il a fabriqué des armes pour se défendre et survivre. Il a été dans l'obligation de compenser son infériorité physique avec des armes qui lui servirent à se défendre des animaux, puis, très vite, à régler des querelles particulières ou entre tribus, ce n'est pas une question d'opinions ou de cultures, c'est notre histoire.
    Les années passèrent, aux côtés d'Angelot, mais malheuresement, même les légendes que l'on raconte nous séparaient, je dois porter trois ailes rouges, et lui seulement deux ailes bleues. Mais je ne regretterai jamais Adrian, il sera toujours dans ma lame. Dès que mon niveau d'escrime fut assez élevé pour continuer ma progression seule, je dus quitter mon tendre chérubin, car Père doutait de mes absences et de mon silence. "Celui qui excelle ne discute pas, il maîtrise sa science et se tait."


Scène III : L'incident qui confirme l'expérience.

    Cela faisait déjà deux ans que je ne voyais plus Adrian quand je dus quitter la famille royale. C'était une journée comme une autre. Un jour d'été parmis tant d'autres ou il faisait très chaud. On était dans les rues d'Hurlevent, l'improbable se produisit. Un stupide bandit se jeta sur moi comme un fanatique sur un ange, essayant de me dérober mes richesses, il avait bien choisi le moment, ou presque, Père et ses gardes étaient bien trop loin pour agir sur le champ. Je sortis ma rapière et d'un coup vif et précis, je lui entailla le visage. Criant de surprise et de douleur, le voleur tomba en arrière. Je pensais avoir bien agit, mais sans maîtrise des pensées on ne peut maîtriser ses actes. Père, au lieu d'être ravi, me demanda des explications sur ce coup si bien porté, je ne pouvais que tout avouer.
    Le mensonge, surtout sur plusieurs années, ne peut être que très mal vu chez les Junon et dans la noblesse, c'est pourquoi il me chassa -temporairement- mais je partis, pour toujours.

Scène IV : Renouveau.

    Précipitée, je pris le nécessaire dans mes affaires pour commencer une nouvelle vie. Sans oublier ma rapière et un bon montant de pièces d'or, je partis sans me retourner. Sur le chemin du départ, je vis Angelot, il avait tellement changé, je lui tendis la main, espérant qu'il me suive, mais il ne me donna en retour que quelques parties d'armure, à faire retaper par un forgeron, en m'expliquant qu'il ne pouvait laisser tomber sa famille. En effet, nous étions si différent.
    Encore plus attristée, je voyageais, sans vraiment rencontrer de soucis financier. Je fis facilement la connaissance d'un forgeron, qui accepta de m'héberger pendant un certain temps, je l'appelais "Chantre" car il aimait tellement chanter...
    Mais cette nouvelle vie ne m'enchantait toujours pas, sans compter que sa femme n'appréciait guère ma présence dans la maison. Désormais en possesion d'une presque véritable armure, de ma rapière, et de moults bons de forge si jamais je devais réparer ma fidèle lame fragile, j'allais trouver une cause qui pouvait faire de moi l'héroine tant désirée.
    On dit que la Résistance combat le maléfice troll, je suis certaine qu'elle peut me donner la gloire souhaitée.



Acte II :
Scène I : Retrouvailles.

    Cette Résistance, il fallait la trouver, rapidement, mais je ne savais par ou commencer, j'ai trop erré. Et Père, à ma recherche, me retrouva avant.
    Il me ramena de force à la maison familiale, plus furieux que jamais.
    Ses hommes me maltraitaient, mais Père s'en moquait, je ne comprenais pas, Père n'aurait jamais laissé quiconque faire du mal à sa fille, à sa tendre Séraphine. Il avait tellement changé, il me méprisait à présent. Je restais enfermée dans ma chambre jour comme nuit, moi qui rêvait du royaume des anges, j'en étais bien loin.
    On m'apportait des vivres régulièrement, et les servantes me tenaient compagnie, mais je me sentais comme un animal domestique, un simple chiot qui fallait garder en vie et divertir.
    Puis, un matin, Père était étrangement de bonne humeur, et promis que je pourrais sortir, sous haute surveillance évidemment.
    Le jour suivant sa déclaration, je pus enfin redécouvrir la beauté du ciel et la gaieté de la ville.


Scène II : Explosion.

    Les rues étaient tellement animées, et à ma plus grande joie, un des gardes me proposa de rentrer dans une sublime boutique, une des plus connues de la Ville !
    C'était sans doute ma bijouterie préférée, les gemmes venaient des quatre coins d'Azeroth, le magasin avait drolement changé depuis ma fugue, c'était étrange à voir.
    Avant de rentrer, je repensais à Angelot et à tout ce que l'on avait vécu ensemble, en réalité, il me manquait tellement, mais venait le moment de pénétrer dans l'échoppe.
    Quelque chose était anormal, il n'y avait ni gemmes, ni bagues, ni autres pierres précieuses que l'on pouvait trouver ici autrefois.
    Le garde m'avait permis de visiter la boutique, seule, un autre fait étrange, mais je ne posais désormais plus de questions, j'avais promis détermination et confiance à Père.
    Je fus donc le tour des vitrines, pas une ne contenait un bijou. J'eus à peine le temps de percevoir le "Tic Tac" qui durait déjà depuis quelques secondes que les flammes emportèrent en Enfers la boutique.


Scène III : Opération Hextech

    Je me suis réveillée, attachée à une table d'opération, j'avais mal de partout, mon corps, de ce qu'il en restait, était en piteux état.
    Moults regards étaient braqués sur moi, dont celui de Père, qui avait le sourire aux lèvres et qui annonça à ses collègues à l'allure d'ingénieur et de médecin que le projet "Hextech" pouvait commencer.
    Je ne comprenais plus rien, ma courte vie défilait devant moi, j'assurais que c'était la fin, seules la douleur et l'incompréhension étaient présentes dans mon esprit.
    Sans batailler, les hommes engagés par mon Père essayaient de me sauver la vie, en me rendant presque artificielle, une technologie, une chirurgie poussée toujours en phase de développement, qui allait progresser grace à ma vie, une vie qui ne semblait destinée que pour ce Projet inconnu à mes yeux. J'ai donc été dupé toute mon existence. Père ne m'avait cherché non pas par amour, mais pour son dessein cruel envers sa... suis-je vraiment sa fille ?
    Tant de questions, si peu de temps, aucunes réponses données. Si j'étais réellement un ange, un Dieu m'a rejetée et je me suis écrasée, avant de sombrer dans un état d'inconscience.


Scène IV : Accomplissement.

    Je me réveilla enfin, combien de jours, de semaines voire de mois s'étaient écoulés ? Tout ce que je savais reposait sur le fait que j'étais en vie. Une nouvelle vie, surement différente, je constata rapidement des changements au sein même de mon corps, comme si... Des plaques étaient inscrustées, sous la fine peau recousue ou greffée. Lourde, mais plus forte ; on pouvait me décrire comme cela à présent, une sorte de prototype, mais qu'allaient-ils faire de moi à présent, je ne suis même plus tout à fait humaine.
    Père approcha, plus heureux que jamais, contemplant son "oeuvre", il m'expliqua que toute ma force résidait dans le coeur de la structure, qui longeait ma colonne vertébrale et que des petites plaques de métal étaient disposées un peu partout sur mon corps, cachées par une couche fine de peau. Il m'annonça cela comme un boulanger finirait son pain, ce qui me rendit plus furieuse que jamais. Ignorant mes cris et mes pleurs, il me parla de problème de rejets et d'adaptation qui s'avèreraient surement fatales si je n'y faisait pas attention.


Scène V : Seconde fuite.

    En mémorant quand même attentivement la marche à suivre pour ne pas subir un trépas à cause de ma nouvelle identité, je vis Angelot rentrer dans la salle, encore un évènement surprenant. Lui aussi semblait furieux et demandait à parler à Père, il était dans le coup, tout mon entourage m'avait alors trahis ?
    Après une courte et froide discussion que je ne pus entendre, Adrian me détacha et demanda que je le suive. Sans réellement maitriser mon nouveau corps, je l'accompagna, tel un animal docile jusqu'à l'extérieur.
    A ma plus grande surprise, il m'autorisa à partir et à suivre un but, en particulier le seul que je possédais et promis qu'il prierai pour moi tous les jours pour qu'il ne m'arrive rien et que je puisse renouveller mon existence, comme une véritable personne, en ajoutant cette fois-ci la rapière.
    Il esquissa un sourire qui fut une miraculeuse intervention divine à mes yeux.
    Je ne le reverrai surement jamais, mais il m'avait rendu assez heureuse pour pouvoir vivre, c'est le plus beau des cadeaux.


-HRP-

Donc voilà, en espérant que vous avez aimé, c'est surement un peu court, désolé. (Sorry également pour les accents circonflexes, vous savez.)
Pour les items :
- Chemise bleue martiale 42374
- Cotte d'anneaux de gladiateur sauvage 11726 ( Ce n'est pas le stuff pvp )
- Sangle de table d'opération du Sculpte-chair 51000 (Wtf is this name)
- Jambières du gladiateur sauvage 11728
- Grèves du gladiateur sauvage 11731
- Poignes du gladiateur sauvage 11730 ( Je répète again, ce n'est pas le stuff pvp, malgré ce nom)
- Ombre de Junon 17061
- Rapière éblouissante en mithril 7944
- Targe de briseur de sort 30984
- Lys de Stratholme 43327 ( La Lys est l'emblème des Junon)
- Collier marbré 12034
- Anneau de damoiselle 13001




Dernière édition par Kogan le Dim 24 Juin - 19:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Séraphine de Junon.   Dim 10 Juin - 0:08

Wha...Elle est trop belle ton image, tu es un artiste...Je suis éblouis...Je ne sais plus quoi dire...<3 <3 <3

(Ceci était un délire Kogan/Lurhb sur Skype en ce samedi soir à 00h08)
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MessageSujet: Re: Séraphine de Junon.   Dim 10 Juin - 13:36

Et bien, une autre compagnon d'arme ayant lu les chevaliers d'émeraudes !
Pas mal du tout comme histoire.
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MessageSujet: Re: Séraphine de Junon.   Dim 10 Juin - 14:35

Lurhb => Eh oui je suis un grand artiste.
Elralia => En effet j'ai lu les chevaliers d'émeraude, mais j'ai pas fait exprès de mettre une quelconque référence oO'
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MessageSujet: Re: Séraphine de Junon.   Mer 13 Juin - 13:40

Suite au post de notre ami Mj Eliott, je cite :
"Comme précisé dans le titre, je vous informe qu'il y aura du retard dans le traitement des demandes de RP. En effet, beaucoup passent le bac, et le staff aussi. Dès que nous aurons le temps, nous nous pencherons sur vos backgrounds.

En vous remerciant, et espérant que l'attente ne vous sera pas trop longue."


J'en profite pour mettre encore plus en attente ce background, avec objectif de l'approfondir et de le modifier, merci de ne pas s'attarder ou traiter cette demande pour le moment, si vous n'avez pas beaucoup de temps, étudiez les autres, chers Mj's, ça m'arrange aussi.
J'indiquerai quand cette demande pourra être traitée, en espérant que mes propos ne servent pas de flood.

Cordialement, Kogan.

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MessageSujet: Re: Séraphine de Junon.   Dim 24 Juin - 19:56

C'est bon, Background modifié, à vous de jouer gentils nem'js.
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MessageSujet: Re: Séraphine de Junon.   Dim 24 Juin - 20:48

Tu es fâché avec les temps, notamment dans les deux dernières scènes.

Le passé simple, c'est : Je mangeai. Pas je mangea (Par exemple).

Ensuite, mais là c'est moins grave, il y a la concordance des temps que tu effectues mal avec le subjonctif...Enfin, c'est un autre niveau.

Validé !
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