Partagez | 
 

 L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.   Jeu 28 Juin - 13:11

Prologue


-C’est ta première mission ?
-Oui, répondit-il avec sa voix chevrotante de peur.
Il faisait nuit noir et il était difficile de distinguer le petit groupe. Seules les lueurs de la ville endormie laissaient paraître un semblant de vie. La petite ville orc était bâtie principalement en bois, entourée par des murailles ou passaient des sentinelles à intervalles réguliers. Au centre s’élevaient deux tours probablement fabriquées en sapin avec un renforcement de pierre à leur base. Les tours n’étaient qu’à trente secondes des premiers remparts. Le petit gnome aux yeux bleus essayait de se contrôler, de ne pas flancher. Il était accompagné d’un humain aux cheveux noirs comme la nuit elle-même, il avait une armure de cuir et un voile au niveau de son visage qui cachait une petite barbe bien entretenue. Derrière eux, deux humains discutaient à voix basse sur la façon la plus simple de « se barrer de cet endroit pourrit ». L’un était svelte et parlait avec des mouvements de bras, l’autre plus musclé l’écoutait avec une attention peu commune, tout deux étaient brun. Le gnome savait ce qu’il avait à faire, il l’avait apprit par cœur. Il se le remémorait en boucle dans sa tête, se rappelant que tous comptaient sur lui. L’humain à ses côtés ramassa son fusil de précision déjà chargé et regarda à travers la lunette. Les sentinelles voguaient encore à leur occupation. Le gnome demanda :
-T’es sûr que tu peux l’avoir Dernière ombre ?
L’autre ôta son œil de la lunette et lui sourit. Après une pause il le regarda dans les yeux.
-Ce n’est pas la bonne question. Il serait plus judicieux de te demander si toi tu peux courir jusqu’aux tours ?
Le petit gnome hésita un moment, il n’avait jamais considéré la question dans ce sens. Il était petit, pouvait se faufiler, mais là il serait à découvert pendant presque cinq minutes le temps qu’il fasse ce qu’il avait à faire. C’était son métier, il n’avait plus le choix. Il savait que cette entreprise allait être dangereuse. Il repensa à tout son peuple qui se battait encore pour libérer leur tendre Gnomeregan, ils avaient le courage de le faire, beaucoup y laissaient leur vie mais ils en étaient fiers. Ses pensées vinrent ensuite à son roi, le modèle du gnome. Si eux se battaient pour ce qu’ils chérissaient alors lui aussi. La peur laissa place à une envie insatiable de se battre de montrer qu’il n’était pas un gnome que par la taille, mais qu’il l’était pour son courage et sa ténacité, autant de vertus qui le rapproche de son roi Mekkanivelle. Il serra les sangles de son sac à dos car son contenu ne devait pas se briser. Puis, une fois fini, il détourna les yeux en direction de l’humain et lui affirma d’un ton sec et malicieux :
-Je vais le faire, sois en sûr.
-Bien parlé, lui répondit l’autre.
Il se retourna pour voir si tout le monde étaient prêts, les deux humains étaient à côté de leur bécane, un sidecar était accroché à chacune d’elle. Ces engins étaient, il y a peu, recouvert par des branches qu’ils avaient soigneusement enlevées. Quand l’humain eu jugé que tout était en ordre, il leur fit signe de se regrouper autour de lui. Il leur adressa une ultime parole :
-Vous savez ce que vous avez à faire, bonne chance.

Tous hochèrent la tête, les deux bruns allèrent sur leur bécane sans pour autant les démarrer. Le gnome surveilla encore une fois les lanières de son sac et fixa son coéquipier qui s’était allongé à même le sol et regardait à travers la lunette. Puis, plus rien, plus un bruit. Seules les chouettes et les hiboux hululaient et rompaient le silence.
La sentinelle passa sur le mur, toujours à son poste. Elle fit quelque pas et au moment où elle sortit du champ de vision du gnome, un bruit retentit suivi d’une odeur de poudre. Un autre bruit de chute se fit entendre puis des voix qui criaient. Le signal était donné, c’était à lui d’agir. Il courut vers les portes aussi rapidement que ces jambes le lui permettait. Arrivé en bas, il détacha ses épées et s’en aida pour monter le mur. La tâche n’était pas facile car le poids du sac pouvait le faire tomber à tout instant, mais sa volonté était plus forte. Arrivé de l’autre côté, il vit de grandes silhouettes courir en tous sens dans la petite ville. Il se précipita vers les deux tours, détacha son sac de son dos et le posa aux bases des structures. Il lui fallu deux minutes environs pour les activer et les régler sur le temps convenu. Quand il eu finit, il trouva un orc qui le regardait avec des yeux pleins de haines. Prit de panique, le petit gnome se faufila sous ses jambes avant que la masse d’arme s’abatte au sol puis le grand orc le poursuivi en lançant des exclamations. Le gnome prit un objet rond de sa poche et lui lança dessus. Au contact de la masse verte, l’objet explosa. Les orcs avaient ouvert les portes pour attraper les vermines. Le gnome saisit sa chance, et tapa du pied pour activer ses bottes qui le propulsèrent derrière les portes avant que la foule ne comprenne ce qui ce passait. Il les dépassa et s’enfonça dans la nuit sombre. Il retrouva son équipe à l’endroit convenu, sauta dans un sidecar et ils s’enfuirent. Il y eu un moment de silence, puis une formidable explosion précipita les tours à terre. La première mission était un succès total, le gnome s’en félicita. C’était le début d’une épopée qui n’allait probablement jamais prendre fin.



Dernière édition par Laostra le Jeu 28 Juin - 15:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.   Jeu 28 Juin - 15:33

Partie I : Entre drame et inventions.


-Félicitation, j’ai l’honneur de te nommer agent du SI : 7, Ziggiz.
L’homme ne le regardait qu’à peine, beaucoup de papiers étaient installés sur son bureau. Le petit gnome lui répondit :
-Merci, monsieur.
-Rompez, soldat.
Et le petit gnome s’exécuta. Il sortit de la maison en tout hâte pour se concentrer sur ce où il était le meilleur : l’ingénierie. Il y avait de jeunes recrues comme lui qui s’entraînaient contre des épouvantails, d’autres discutaient entre eux. Il n’aimait pas se mêler avec eux, c’était principalement des humains et pensait-il, ils le méprisaient à cause de sa petite taille. Il sortit de l’espace entouré de muraille, quartier général du SI : 7, pour se rendre directement dans la vieille ville. Là-bas il retrouva le vieux nain, son mentor pour tous ce qui touche à la technologie. En effet le nain n’était pas considéré comme un expert car il n’était qu’un nain, mais il s’y était penché très jeune et en connaissait un rayon. Ils discutèrent un moment de ce qui se passait dans la capitale puis Ziggiz alla dans son atelier assigné par le vieux nain. Ziggiz créait plein de petits jouets télécommandés pour son propre plaisir. Il repensait à sa dernière mission, tous ces morts qu’il avait faits. Mais était-ce au moins pour la bonne cause ? Il essaya de se convaincre que oui bien qu’il n’en pensait pas moins. Il se replongea totalement dans son outillage pour oublier. Il perfectionna ses chaussures car elles n’avaient pas les capacités qu’il aurait espérées. Elles avaient bien marchée mais pas assez longtemps et il devait y remédier. Il prit sa clé plate desserra le tout, augmenta le rendement des thermojoncteurs en baissant la chaleur produite. Pour cela, il mit un morceau en plomb flexible qui lui permettrait de limiter les frottements. Il alla se servir, prit une plaque de bonne taille, la tailla en deux exemplaires pour les deux bottes. Il les ajusta dans la zone entre le mini-réacteur et le fond de la botte. Elles allaient désormais légèrement moins vite mais pouvaient couvrir de plus amples distances. Lorsqu’il eu fini son travail, il se rendit compte que la lune pointait déjà haut dans le ciel. Il se hâta de prendre un repas sur le pouce à l’auberge et alla se coucher dans le lit près de son atelier. Le nain lui avait laissé y séjourner tant qu’il voulait du moment qu’il ne cassait rien. Il se blotti dans la couette et s’endormie dans un sommeil agité.



Il était dans le quartier commerçant, repensait encore et encore. Il déambulait à travers la capitale sans jamais se retourner. Il s’arrêta un moment devant le canal et jeta des pierres dans l’eau. Peut être n’était il pas fait pour ce métier ou qu’il ne le pouvait pas tout simplement. Une explosion retentit soudain ce qui fit frémir la terre. Tout autour de lui tremblait comme si le monde lui-même cessait d’exister, comme si la création s’écroulait sur elle-même. Prit de sursaut, il alla près de la porte principale pour voir ce qui se passait. Il traversa tout le quartier à la hâte pour enfin se retrouver sur le pont. Devant lui, ce n’était que dévastation, les portes étaient tombées, les murailles en feu, des cadavres éparpillés le long de celle-ci. Un spectacle tragique, le sang, le feu de par et d’autre de la structure. A la place de ce qui était les murailles, était posée une énorme machine avec un tube au niveau de la cuirasse externe. Il en conclue que c’était un canon car le tube crachait du feu suivi d’explosions à rendre fou. La machine était bleu, un bleu que même le ciel ténébreux n’arrivait pas à faire perdre de sa vivacité. Elle avait des chenilles énormes qui pouvaient soutenir son poids. Aucune porte visible sur les côtés, rien. Une merveille de technologie. Seul les gnomes pouvaient construire de telle machine, alors pourquoi attaqueraient-il Hurlevent ? Il n’eu pas le choix, protéger ou mourir. La machine avançait sur le pont, rien n’y personne ne pouvait l’arrêter, elle écrasait tous ceux qui se postaient devant elle. Ses chenilles lui permettaient de ne jamais s’arrêter. Elle tira un coup dans le mur en face des portes et celui-ci tomba en une giclée de pierre. Ziggiz couru aussi vite qu’il pouvait pour rejoindre le quartier commerçant et prévenir tout le monde avant que la machine n’y soit, mais rien n’y fit, il était trop petit et trop lent. Des cris et des gémissements de partout, des jeunes enfants qui pleuraient, un chaos indescriptible devant ses yeux, la capitale rasée par une seule machine. Il sortit de sa poche une bombe qu’il avait crée lui-même, dont la détonation à elle seul pourrait détruire ce char d’assaut. Il monta sur une maison, attendit que le char passe en dessous et sauta directement sur le canon. Il n’y avait pas d’ouverture sur le toit où il pourrait jeter sa bombe, une surface lisse et sans imperfection. Une beauté mortelle. Il décida de se faufiler dans le canon qui ne tirait plus, plaça la bombe au fond. Malheureusement, elle n’était activable qu’à la main et il n’aurait pas le temps de sortir. Il n’hésita pas, le courage et la détermination vaincront toujours. Il pensa, « pour Gnomeregan » et activa la bombe. Une formidable explosion se produisit, la machine vola en éclat, des frissons parcouraient le corps de Ziggiz, il eu du mal à respirer. Tout était noir.

Il se réveilla en sursaut, il était déjà le matin. Il se précipita dehors et fut content de voir que la ville n’avait pas bougée. Il inspira un bon coup et s’arrêta un moment sur place et ne bougea plus. Le vieux nain qui venait d’entrer lui demanda si tout allait bien. Lui se contenta de le regarder, prit d’une nouvelle vitalité, et lui répondit :
-On ne peut mieux.

[Fin musique]

Toute la matinée, il travaillait à son atelier. Ce qu’il avait vu en rêve lui donna pleins d’idées. L’agence allait être contente. En effet, il avait reproduit la machine de son rêve mais en plus petite. Il y avait installé un détonateur activable à distance. Ce petit détonateur émettait une petite impulsion qui allumait une mèche. Une fois totalement consumée, c'est-à-dire en dix secondes environs, la flamme atteignait une bombe placée dans le canon et elle explosait. Il n’aurait plus à être exposé pour placer des bombes, enfin c’est ce qu’il croyait.
Dans l’après-midi, on lui rendit visite. D’abord il demanda à son visiteur:
-Comment tu m’as retrouvé ?
Suivi d’un :
-C’est mon métier.
En effet, son coéquipier de l’autre soir était venu le voir. Il lui expliqua d’abord qu’il avait de bonnes nouvelles. Qu’il allait faire équipe après une mission qu’on lui avait donnée. Puis ils discutèrent longuement sur la dernière mission justement. Il lui avait confié ces peurs et craintes les plus profondes. Il s’en étonna lui-même, pourquoi cet homme lui paraissait il si fraternel. Dans tous les cas, il n’eu pour réponse :
-On fait ce que l’on doit, c’est notre métier. Tu ne dois pas te poser de questions.
Puis il lui demanda ce qu’il faisait de ces journées. Il lui répondit qu’il bricolait et qu’il avait justement besoin de son avis pour sa dernière invention. Il lui montra et lui fit une démonstration avec un petit pétard. L’autre regardait sans transparaître aucune émotion. Il lui demanda comment il faisait pour assembler tant d’objets ensemble. Ziggiz lui expliqua alors l’ingénierie. Au départ, l’autre faisait n’importe quoi puis il s’habitua peu à peu. Après l’entraînement au bricolage terminé, c'est-à-dire peu avant que le ciel se couche, il lui proposa de venir s’entraîner le lendemain avec lui, s’entraîner avec le corps à corps. Ziggiz accepta et lui demanda son nom. Celui qui était sur le point de partir se retourna lentement avec un sourire sur le coin des lèvres.
-Tu peux m’appeler John.
Il le regarda partir et le vit disparaître en un coin de rue. Il passa un cou d’œil sur ses objets. Il était fier de ce qu’il avait crée et il allait en faire d’avantage, il comptait même y passer toute la nuit. Le vieux nain s’approcha de lui et lui demanda qui était l’homme qui était venu. Ziggiz le regarda avec ses yeux tout bleus.
-Et bien, c’est John.
Le nain le fixa d’abord déconcerté, puis s’en alla en marmonnant dans sa barbe. Il lui adressa néanmoins une bonne nuit et ils se s’éparèrent. La nuit allait être longue pour Ziggiz qui avait plein de nouvelles idées. Ses neurones surchauffaient, ses idées fusaient tel des balles lancées à pleine vitesse. Il ajouta d’abord un propulseur k-1000 au petit char, puis abaissa le niveau des roues pour gagner de la vitesse. Content de lui, il fit d’autres améliorations mais plus spécifique. Il s’endormit sur son plan de travail après plusieurs heures de travaux acharnés.

Comme promis, le lendemain, il alla chez John. Ce n’était pas vraiment chez lui, plutôt une planque donnée par l’agence. Et comme promis, il lui enseigna l’art de se battre. Ziggiz avait emmené ses petites épées. Le duel était plus qu’inégal car lui ne savait pas se battre. John lui apprit notamment à parer les principales attaques des ses adversaires, car comme il le disait, chaque personne a un coup principal. Evidemment, John lui montra les principaux coups qu’il connaissait, c'est-à-dire pas mal… Au début, le petit gnome avait du mal et se prenait des bleus à chaque attaque puis il commença à comprendre. Il passa même à l’offensive une fois. En effet, John était de dos, alors il lui sauta dessus, épées en avant. Lui, se contenta de faire un pas de côté et de littéralement fendre les épées en deux. Ziggiz n’avait que les pommeaux dans les mains. Tout deux étaient en sueur. Cet acharnement avait fini par provoquer plusieurs cloques sur les petites mains du gnome. N’ayant plus d’armes, ils discutèrent. Ziggiz aimait à parler avec lui car il était une personne lucide et savait trouver les mots qui lui convenait. Ziggiz n’avait pas d’ami dans cette citée, il y était venue il y a peu pour montrer son talent d’ingénieur. Malheureusement les grands talents n’existaient pas ici. Un agent du Si : 7 l’avait trouvé et lui avait proposé son aide pour faire un petit travail. Il s’avéra par la suite que c’est le gnome qui les aiderait. Ses bombes étaient remarquablement bien faite, autant dans la charge que dans le minutage. C’est donc sur une bonne note d’amitié que les deux se quittèrent. Le gnome rentra seul et alla directement se coucher.

La journée suivante, il eu envie de retourner voir John, au moins pour discuter. Cet homme lui inspirait vraiment la confiance et l’amour fraternel. Il était devenu son idole. Il marcha donc tranquillement là ou il habitait et fut surpris de voir la maison vide, plus de meubles, rien. Il se rendit dans l’enceinte de l’agence, l’endroit le plus vert de Hurlevent à son avis. Il alla directement poser la question à un gratte-papier. On lui demanda simplement le nom, le petit gnome, l’air heureux proclama :
-John !
-Désolé, on a personne de ce nom là ici, au revoir, lui renchérit l’autre sous ses lunettes rondes.
-Mais …
-Au revoir ! Ajouta t-il sèchement.
Le petit gnome s’en alla sans rien ajouter. Il aurait du penser que l’agence n’allait rien lui dire. Ils n’existaient plus… Il rentra dans son petit laboratoire, regarda ses deux pommeaux d’épée cassées et eu soudain l’envie de construire quelque chose de beau, quelque chose que tout le monde envierait. Il voulu créer des épées automatiques, dont la lame couperait grâce à un petit moteur. Il trouva l’idée d’une poulie, enfin il recopia l’idée car il en avait déjà vu à Gnomeregan il y a longtemps. Il assembla donc un moteur à la base des pommeaux d’épées, coupa une plaque de fer afin de créer les lames et assembla le tout. Ravi de sa création, il l’essaya tout de suite. Au début, le moteur n’arrivait pas à tourner, il augmenta la puissance et une des lames se détacha et alla se fixer dans un mur plus loin. A première vu, il avait encore beaucoup de travail. Les semaines passèrent, aucune trace de John, seulement la construction qui avançait. Il en était à la décoration. Il avait prit un moteur moins puissant mais plus fiable. Les lames bougeaient sur un centre de gravité situé juste sur le pommeau ce qui la rendait inoffensif. Il testa sa lame contre un tonneau vide. Il donna un coup sec sur le bois qui se fendit en deux parts égales.

Un jour cependant, alors qu’il vaguait à ses activités, on vint le chercher et on l’emmena directement au SI : 7. On lui expliqua qu’on ne l’avait pas prévenu plus tôt car ce n’était pas nécessaire mais que désormais, ils montaient une équipe pour une opération. Le gnome demanda quelle genre d’opération.
-Une opération de sauvetage …
-Comment ça une opération de sauvetage ? On doit sauver qui ?
-Attendez deux secondes que les autres arrivent.
Le petit gnome s’assit dans un coin et savait pertinemment qui il devait sauver. Il repensa à son ami qu’il avait laissé partir. Peut être qu’il ne le reverrait pas, ou pas en un seul morceau. Comment allait-il faire pour lui venir en aide ? Pleins de questions fusaient dans son esprit à la vitesse de la lumière, pire encore… Ses réflexions lui avait fait perdre la notion de ce qui l’entourait. Quand il revint à lui, les membres qui devaient former son équipe étaient déjà présents. Il y vu les deux bruns qui avaient déjà fait équipe avec lui. Ils se présentèrent en tant que Jill et Joe. Il y avait également une dame brune du nom de Caitlyn. Tous les quatre devaient former une équipe d’extraction de l’agent surnommé Dernière ombre. Celui qui leur expliqua leur mission avait les même petites lunettes rondes que le gratte-papier mais celui là était mal rasé, la nuit n’avait pas dû être très bonne pour lui. Il les toisa un instant et leur dit :
-L’agent devait éliminer un chef troll prêt de Strangleronce. Malheureusement, on à récemment reçu une lettre de rançon pour le récupérer. Il faut que vous pénétriez dans une forteresse troll. Le problème est que cette forteresse est située sur une presqu’île et l’entrée est entièrement gardée. Ziggiz, vous allez devoir faire sauter la barricade qui protège l’entrée.
Il sortit une carte de Strangleronce et pointa plusieurs endroits.
- Vous en poserez une ici, ici et là. Caitlyn, vous abattrez le plus de trolls que nécessaire pour couvrir encore Ziggiz qui devra cette fois faire exploser la prison qui se trouve dans le premier sous-sol. Après l’avoir extirpé, Jill et Joe doivent vous attendre ici. C’est compris.
Tous ensembles acquiescèrent.
[Suite prochainement]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.   Sam 30 Juin - 17:48

Partie II : Le cout des manoeuvres.



Il enfila son plastron, son heaume, ses gants et ses bottes. Tout les quatre étaient prêts, prêts pour aller secourir John. Les deux étaient armés de leur moto, Caitlyn de fusils longues portées et Ziggiz de ses bombes, son savoir et son inventivité. Ils avançaient en héros dans la capitale. La femme et le gnome montèrent dans les motos et ils s’en allèrent vers la verdure. La forêt s’étendait déjà à perte de vue qu’ils n’avaient passée que La marche de l’Ouest. A peine arrivés que la température dégringola pour ne laisser place qu’à une atmosphère humide et chaude. Ils ne discutaient pas entre eux, préféraient penser chacun de leur côté. Ziggiz essayait de trouver un moyen de placer les bombes, sans pour autant se faire repérer. La machine qu’il avait inventée était à exclure car le bruit allait être entendu à des kilomètres à la ronde. Il pensait simplement à nager pour poser la bombe, c’était risqué mais c’était la seule solution. Le soir tomba très vite, les discutions commencèrent à aller de bon train. Malheureusement, ils ne pouvaient pas se chauffer avec du feu car leur position se verrait révélée. Il apprit notamment ce que les autres aimaient mais aucun ne parlait de sa famille. Toutes informations personnelles étaient négligées. Quand la lune était assez haute pour éclairée la forêt dense, ils partirent pour la forteresse. Elle était immense, faite de pierre, de bois et de métal. Les barricades n’étaient heureusement que du bois, ils n’allaient pas avoir trop de difficulté à les faire tomber. Néanmoins, il y avait beaucoup de gardes sur les remparts qui se trouvaient derrière, chose qu’il n’y avait pas sur le plan. Ils décidèrent donc d’attendre le lendemain matin pour aviser.

-Les remparts n’étaient pas indiqués sur la carte, il va falloir trouver une autre solution. Jill n’avait pas levé les yeux de toute la discussion. Le gnome et l’humaine avaient discuté toute la nuit sur la façon de les détruire.
Le gnome proposa :
-J’ai peut être une idée, les remparts en bois peuvent brûler rapidement et ils sont situés devant ceux en pierre. Si on les enflamme, les trolls ne verront rien, la chaleur brouillera leur vision. Pendant ce temps, j’activerai une bombe guidée que j’enverrai sous les remparts de pierres. L’explosion devrait déstabiliser suffisamment un pan pour qu’il tombe.
Tous le regardaient avec un air curieux. Ziggiz se frotta les cheveux et attendait la question. C’est Joe qui la lui posa :
-Comment ça une bombe guidée ?
-Un processus de guidage à distance, c’est également avec cela que je compte mettre le feu aux remparts en bois. J’en ai amené trois exemplaires ici.
Il prit les prototypes et expliqua le fonctionnement aux autres, au cas où il ne survivrait pas. Leur plan était convenable. Après l’explosion du mur, ils devaient faire comme le leur avait dit le SI : 7, ils devaient leur faire confiance car il n’avait aucune idée de l’intérieur. Ils passèrent la journée à discuter des dernières formalités et du déplacement pendant l’opération. A la tombé de la nuit, ils attaquèrent.


Le moteur vrombit et le petit char fila à toute allure suivi de la détonation et l’embrasement des barricades de bois. « On dirait un feu d’artifice » s’en amusa le gnome qui se trouvait à quelques mètres à peine des remparts de pierre. Il bidouillait son appareil pour le lancer à pleine allure sous les remparts, réglant le minutage. Les trolls déjà commençaient à s’agiter sur les remparts en criant des ordres ou des insultes. Il y avait un va-et-vient constant, certains paniquaient, d’autres cachaient leurs yeux brûlés. Là ou il était, il voyait toute l’activité mais personne ne pouvait le voir. Il devait attendre que les trois tireurs d’élites attaquent les remparts. En effet, ils avaient décidé que Jill et Joe allaient tirer également vu le nombre de trolls. Il attendait le signal qui lui dirait qu’il pourrait envoyer sa machine. C’était la phase une de leur plan. Il passa son regard bleu vers la forêt et n’y distingua rien. Puis regarda la barrière qui se consumait, elle rejetait ses flammes au niveau des murailles, le vent était favorable pour eux. Les trolls avait prit leur armes, certains avaient des lances, des arcs et même des épées. Ils essayaient de faire tomber la barricade de bois qui était devant eux. Certains trolls prirent feu quand une rafale de vent poussa la flamme jusque dans les murailles. Les trolls brûlés paniquaient et immolaient les autres avant de s’écrouler par-dessus les remparts. La muraille de bois n’était plus qu’un amas qui venait de s’écrouler en cendre. Soudain, une détonation retentit au loin suivit de la chute d’un troll. Puis une deuxième et une troisième. De petites lumières s’allumaient et s’éteignaient aussitôt dans la nuit obscure. Le signal était donné. Le petit Gnome activa l’engin qui émit un vrombissement sonore et alla percuter le rempart. Il eu beau activer la bombe, rien ne se passait, un disfonctionnement. Il s’approcha lentement des remparts, les trolls tombaient de celle-ci et s’écrasaient à terre. Il devait impérativement faire sauter l’engin avant qu’ils aient prit conscience de ce qu’il se passait. Il passa son regard sur les remparts quand un troll armé d’un arc était sur le point de l’abattre. Il n’eu pas le temps de faire un mouvement qu’une balle vint heurter le crane du Troll et éjecta sa cervelle. Il s’effondra juste sur la bombe qui s’activa et émis une violente déflagration. Le souffle projeta le gnome en arrière avec un amas de pierre, d’os et de sang. Le petit gnome était maculé de sang, il vérifia qu’il n’avait rien de cassé ou pire puis en conclue que le sang n’était pas le sien. Il se releva péniblement, la phase deux était achevés, la plus dure restait à venir.



La muraille avait belle et bien explosée, un trou béant était à la place de ce qui était la porte principale. Les trolls étaient totalement sonnés, ils déambulaient sans savoir ou trop aller, certain étaient mutilés, d’autres étaient morts de par et d’autre de la forteresse. Celle-ci s’offrait aux yeux les plus indiscrets désormais. En effet, derrière les immenses mûr s’étalait une forteresse aussi grande que magnifique. Il vit la prison reconnaissable à ses portes à barreaux. Ses coéquipiers le rejoignirent avec des visages plein de sueur. Il leur adressa un simple hochement de tête. Les trolls autour d’eux ne faisaient pas attention et essayaient de retrouver leur esprit. Arrivée devant la porte, l’équipe discuta pour trouver comment l’ouvrir et vite. Le gnome s’éloigna un instant et observa la forteresse. Une tour simplement gigantesque, la prison se situait à sa base et descendait sous terre. Derrière la tour, une immense structure passait en arc vouté et se rejoignait sur la tour, laissant penser à une église. Vu de l’extérieur, elle ressemblait à un dôme immense. Caitlyn l’appela et lui demanda de faire sauter la porte. Il s’exécuta en plaçant une toute petite charge qui explosa les barreaux. Ils entrèrent précipitamment en dévalant l’escalier à grands pats. Ils débouchèrent sur un corridor puis dans une salle rectangulaire. Des chaînes étaient accrochées au plafond et maintenaient les mains de John qui était à semi-conscient. Tous se pressèrent ver lui, Caitlyn lui crocheta la chaîne des ses mains et il lui tomba dans les bras. Il ouvrit et la regarda de son regard livide, il marmonna faiblement :
-Si c’est …le paradis, je crois…je crois que je vais vite m’y faire.
Elle lui sourit et l’emportèrent avec les deux autres humains. Il tourna sa tête vers le gnome et lui susurra :
-Du coup, je ne suis plus sûr de l’avoir.
Le gnome le regarda un instant et se rappela leur première conversation. D’un coup, des pas se firent entendre dans le corridor, suivi de discussions. Ils retournèrent en vitesse dans le corridor et tournèrent dans le premier couloir qu’ils trouvèrent. Ils coururent jusqu’à une salle ronde ou la lune pénétrait par une grille. La salle était remplie de caisses superposées en montagnes. Le gnome s’approcha et leur dit de se dépêcher de casser la grille car ce n’était pas de simples caisses. Les autres lui demandèrent de s’expliquer et John dit d’une voix faible.
-Boum !
Tous se regardèrent et accélérèrent la cadence, toujours avec John sur les épaules, à casser la grille en escaladant les caisses. Le gnome posa tout son barda, c'est-à-dire toutes ses bombes, et en alluma une pour leur laisser quelques minutes. Ils avaient l’intention de tout faire exploser. Ils réussirent enfin à casser la grille et laissèrent le gnome passer en éclaireur. Il sortit la tête et remarqua qu’ils étaient à l’extrémité opposée des remparts cassés, c'est-à-dire derrière la forteresse. Ils se trouvaient hors de la cité, c’était une bonne chose. Cependant les bruits de pas n’allaient pas en les rassurant. Tous grimpèrent et bloquèrent la sortie par plusieurs rochers trouvés sur place. Une fois la besogne achevée, ils entendirent le cri des trolls en dessous puis filèrent à travers la forêt. Ils mettaient du temps à cause du « colis », Jill et Joe portaient John, et les deux autres couraient devant. La bombe se déclencha enfin, et couplée avec les autres explosifs, un formidable jet de flamme entama les couloirs souterrains jusqu’à la forteresse. Toute la structure s’ébranla et tomba. De multiples objets en feu volaient de par et d’autres du cratère nouvellement formé. La presqu’île n’existait plus. Des projectiles tombaient à côté du groupe, enflammant le sol au contact. Un morceau, peut être plus gros que les autres, tomba devant eux en une gerbe de projections. Un grand bruit, des cris, et le gnome perdit connaissance.


Il ouvrit les yeux, tout était calme. Son crâne lui faisait mal, ses jambes ne répondaient plus et ses mains étaient entaillées. Il se releva péniblement, reprit connaissance de ses jambes et regarda autour de lui. Tout n’était que désolation, feu et fumée noir. Le morceau qui était tombé était en faites le haut de la tour. Il chercha ses coéquipiers du regard en n’en trouva qu’un. John était assis sur un morceau de granite et se tenait la tête dans les mains. Ziggiz lui demanda si tout allait bien. Il lui répondit sans relever la tête :
-Moi ça va, par contre …
Et il désigna un endroit éloigné. Le gnome s’approcha et découvrit Jill en train de pleurer sur le corps de Joe. En effet, l’humain avait un morceau de roche dans le ventre et il n’avait plus de jambes. Son visage était tranquille, comme si il avait accepté la mort comme elle devait être acceptée. Jill n’avait plus d’oreille droite et protestait contre l’ordre même du monde. Il ne leva pas la tête et murmura :
-C’est moi, moi qui lui ai dit de venir, c’est de ma faute.
Le gnome ne pu rien dire, il avait cette boule à la gorge qui empêche de parler, la tristesse. Il repensa aux moments avec lui, à tous ceux qu’ils avaient vécus et qu’ils ne vivront jamais. Il resta à genou, près du corps de son coéquipier, à repenser encore et encore. Après quelques minutes ou quelques heures, le temps n’avait plus d’emprise, il se leva. Il trouva Caitlyn et John qui discutaient ensemble. A son approche, les deux levèrent la tête et furent totalement surpris. Caitlyn mit sa main devant sa bouche pour ne pas exprimer sa peine et John le regardait avec attention avec des yeux de chiens sur le point de se faire battre. Le gnome demanda ce qu’il y avait et pourquoi étaient t-ils si surpris de le voir. John se leva, boita vers lui et l’emmena parler un peu plus loin. Bien qu’il arrivait à bouger, le gnome le soutenait pour ne pas qu’il fasse une mauvaise chute. Arrivé près de la mer, John lui dit simplement :
-Je suis désolé.
Le gnome se regarda à travers l’eau et comprit. Il avait compris d’où son mal de crâne venait. Toute la partie supérieure de sa tête était brûlée. Il se demanda pourquoi il n’avait pas eu plus mal que cela. Il savait que plus jamais il ne pourrait avoir de cheveux. Il sourit tristement et détourna le regard. Lui n’avait perdu que ses cheveux.
John l'invita ensuite à le suivre et lui montra plusieurs coffres dans les décombres qu'il avait soigneusement cachés. Il lui expliqua que tous les coffres contenanaient de l'or, assez pour qu'il vive heureux jusqu'à ce que la Lune perde de son intensité. Il lui expliqua que c'était pour cela qu'il s'était fait capturer, il avait réussi à rentrer en contact avec un des trolls de l'intérieur qui se faisait mal-traîter et qui lui avait tout avoué contre la liberté. La suite, il l'a connaissait.
Ils offrirent une sépulture décente à Joe. Ils retrouvèrent les bécanes là ou ils les avaient laissées. Joe n’étant plus là pour conduire, c’est Caitlyn qui prit les commandes. Tous étaient tristes, échangé une vie pour une autre n’est pas une réussite. Ziggiz se retourna une dernière fois et vit que la mer commençait déjà à engloutir le reste de ce qu’était l’île. Tous les trolls présent avaient péris et personne ne saurait jamais ce qui s’est passé ici.


Dernière édition par Laostra le Ven 20 Juil - 14:47, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.   Dim 1 Juil - 10:50

Partie III : Une fin pour un symbole.



A leurs retours, on les félicita comme quoi ils avaient fait exploser la forteresse mais aussi qu’ils avaient tués le chef des trolls présents. Bien sûr, ils leur dit que Joe allait beaucoup leur manquer mais qu’il fallait aller de l’avant, que la mort ne doit pas les arrêter. Tous regardèrent leur interlocuteur comme un planqué qui ne savait pas ce que c’était de perdre quelqu’un. Le gnome et John s’en allèrent ensuite à l’hôpital pour se faire soigner au mieux, Caitlyn continua ses missions et Joe quitta définitivement le SI : 7. Ils avaient tous perdus plus qu’un coéquipier cette nuit là, ils avaient tous perdu un frère. Quelqu’un sur lequel on pouvait compter. Chaque instant, Ziggiz revoyait Joe qui lui parlait. Il ne l’avait pas connu longtemps mais il était comme imprégné de lui. John et Ziggiz se revoyait régulièrement pendant leur convalescence. John le remercia notamment de lui avoir sauvé la vie, le gnome lui répondit tout en esquissant un sourire :
-C’est mon métier.
Le gnome lui avoua qu’il n’était pas fait pour cette vie, qu’il n’avait pas sa place parmi ceux qui n’existent pas. Toute sa vie il avait espéré faire de grande chose, montré au monde qui il était et ce qu’il pouvait faire. Seulement, il n’acceptait pas de voir la mort, que c’était la pire chose qui existait. Il voulait vivre dans un monde ou il n’y avait plus de guerre, plus de mort. John l’écoutait, et ne lui reprocha rien. Bien qu’il fût d’accord avec lui il préférait se taire. Il lui expliqua donc qu’il allait retourner combattre pour libérer sa cité, et que un jour peut être ils se reverraient.
Ziggiz était complètement chauve désormais, il estimait que ses cheveux étaient au moins un prix à payer pour la mort de Joe. C’est vrai qu’il s’en voulait terriblement. Il parti donc un matin, sans prévenir personne, sur les routes pour Gnomeregan. Il savait qu’un jour pourtant, il devrait revenir se battre, se battre contre ceux qui donnent la mort inutilement, contre toute la tyrannie du monde et de la soif insatiable du sang. Si la mort fait parti de la condition de chaque être vivant, alors il faut combattre cette mort, car c’est malheureusement dans le combat que la paix trouve sa place. Certains disent qu’il faut combattre pour sa liberté, Ziggiz préfère dire que la liberté ne s’obtient qu’avec la lutte perpétuelle contre sa propre condition.

[Merci d'avoir lu.
Pour ce Bg, je demande simplement les compétences décrites pour Ziggiz c'est à dire une forte connaissance en ingénierie, ainsi que pour confirmer celles de Laostra. Egalement confirmer la richesse de Ziggiz.]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.   Mar 31 Juil - 9:21

Je voit pas d'objection.
Revenir en haut Aller en bas
 
L'épopée légendaire d'un petit être aux énormes qualités.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Acceptées.-
Sauter vers: